By Emmanuelle Landais
DAKAR, Aug 22 (Thomson Reuters Foundation) – Penchée sur son ordinateur, les yeux rivés sur l’écran, Marième Seye écoute les instructions que son professeur égrène une à une.
Pourtant, la jeune fille de 18 ans n’étudie ni les maths ni l’histoire. Avec 24 autres étudiants sénégalais, elle apprend à développer une appli pour les téléphones afin de sensibiliser à la cause environnementale.
Par petits groupes, les étudiants développent des applis ciblées sur les enjeux environnementaux, dans le format de leur choix — comme un jeu, un quiz ou une plateforme pour chercher des termes peu familiers comme “espèces menacées”.
Seye a baptisé son appli “Weer Weeldé”, qui signifie “une planète saine pour une vie saine” en langue wolof.
Les utilisateurs doivent choisir entre quatre images — par exemple : une personne buvant de l’eau sale, une autre fumant, des fumées industrielles et des personnes qui plantent des arbres — pour choisir la contribution la plus positive pour la planète.
Choisir l’image correcte — dans ce cas, planter des arbres — apporte des points à l’utilisateur, puis chaque image apparaît, légendée avec des explications sur les dangers et les bienfaits liés à ces activités précises.
“Cela m’a intéressé de développer une appli car je les utilise tout le temps”, a expliqué Seye à la Fondation Thomson Reuters.